De rouille et d’eau

JA_Sept2

Mais surtout de bois, de la coque au mât. Voici, grosso modo, les éléments qui constituent le voilier sur lequel je viens d’officier, tout l’été, comme matelot et cuisinière. Un vieux gréement, comme on dit.

Celui-ci s’appelle Jeune Ariane (voir le site). Une jolie réplique de cotre pilote, construite en 1977. 19m hors-tout et 190m2 de voiles à hisser ou border sans l’aide du moindre winch. Mais avec celle du capitaine et des passagers (jusqu’à 9 personnes à bord).

De week-ends autour des îles de Bretagne Sud (Houat, Hoëdic, Belle-Ile) en croisières sur les côtes charentaises (Rochefort, Oléron, La Rochelle, Aix) j’ai passé une partie des trois derniers mois à jongler entre une manoeuvre sur le pont et le risotto du soir à cuisiner, une ancre à relever et la salade du midi à mélanger, une annexe à gonfler et l’apéritif à préparer. Je n’ai pas arrêté. Mes bras se sont musclés, ma dextérité culinaire s’est affinée et mon café s’est amélioré. J’ai adoré. C’est décidé : je ne m’arrête pas en si bon chemin et continue mes jongleries. Mais désormais ce sera entre navigation et journalisme. Matelot-journaliste ou journaliste-matelot… peu importe l’ordre, tant que les deux sont là.

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Commentaires fermés sur De rouille et d’eau

14 septembre 2013 · 6:39

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