Tara

Tara, sous la neige et sous le pont de Tancarville (c) Anne Recoules

Sous le pont de Tancarville... (c)AnneRecoules

Le voilier Tara, amarré au port du Havre (c) Anne Recoules

Cela faisait un moment que ça me titillait. Un bon moment, même. Alors j’ai attrapé mon clavier, fignolé mon CV et j’ai écrit à l’équipe du voilier d’expédition Tara. Je les avais déjà croisés, lors de reportages maritimes. J’ai donc insisté. Re-insisté. Re-re insisté. Re-re-re… Et puis, un jour, je reçois un mail disant : « Anne, tu serais dispo pour un essai en tant que correspondante du bord ? ». Oui. Evidemment, oui.

Son histoire, ses expéditions, son projet environnemental : tout m’attirait sur Tara. Longeant les côtes de France, je n’ai pas embarqué pour l’autre bout du monde mais, peu importe, l’expérience était passionnante et enrichissante. Réalisation de vidéos, rédaction du journal de bord, prises de vues : un poste de journaliste couteau-suisse comme je les aime, afin d’alimenter quotidiennement le site internet de la goélette.

Pour être tout à fait honnête, pure littéraire endurcie que je suis, je ne pensais pas, un jour, me passionner pour la science et ses scientifiques. Et puis je me suis prise au jeu, prenant un plaisir fou à tenter de comprendre, décortiquer et partager ce qui les animait et faisait avancer ce voilier : l’étude du plancton. Si on m’avait dit que je m’amuserais en rédigeant un article sur des mesures de mercure ou en réalisant une interview sur l’art et l’intérêt d’immortaliser ces minuscules organismes en photo… je n’y aurais pas cru. Vraiment pas. Et pourtant, ce fut le cas.

Un départ de Paris, une navigation le long de la Seine, une escale brumeuse  au port du Havre où les mâts du voilier ont retrouvé leur position normale (voir vidéo), une semaine animée et bien remplie sur les quais de Bordeaux. Une tempête en mer et des rafales de vent à 60 noeuds plus tard (voir vidéo), une escale à Roscoff pour charger le matériel scientifique de la prochaine expédition (voir vidéo), observer au microscope de curieux organismes planctoniques, écouter de sympathiques scientifiques parler de leur métier, arpenter les rives ventées de l’île de Batz et avaler quelques rhums arrangés au sirop d’érable et à la fleur d’oranger. Entre deux destinations, une halte à Lorient, port d’attache du voilier, où je découvre dans un énorme hangar les restes des expéditions passées : un scooter des neiges, des bouteilles de plongée, des lampes-tempêtes qui ont probablement illuminé l’Arctique, des chaussures fourrées pour conserver ses orteils même par – 30°C…

Un mois et demi de vidéos, de photos, d’interviews et d’articles.

De navigations, de rencontres, de découvertes.

Et de plaisir.

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