Voiles brunes et vieilles coques

En plein coeur. Touchée en plein coeur. Entre les voyages, le boulot et un quotidien (trop) loin de la mer, cela faisait pas un moment que je n’avais pas mis les pieds sur un vieux gréement. A peine à bord, tout est revenu : le grincement du bois, la dureté des bouts, la lourdeur des voiles, la complexité des manoeuvres, la navigation au ralenti… Tout ce que j’aime à bord d’un voilier, en somme.

Quand ça ne va pas trop vite, quand on navigue avec des gens qui ne sont pas pressés d’arriver, quand on a le temps de voir le paysage défiler, quand il faut faire travailler son corps, quand on n’a d’autre choix que de naviguer à plusieurs, quand on met un soin particulier à bien se coordonner, quand on ne navigue pas que pour soi mais aussi pour les autres. Quand l’embarcation a une histoire. Et quand toutes celles autour en ont une aussi, alors je suis littéralement embarquée.

Après Brest, direction Temps Fête, à Douarnenez. Quelques heures, quelques jours, à bord de voiliers aux ponts boisés :  l’impétueux Reder Mor, l’attachant Corentin ou encore l’énergique Granvillaise. Et cette question, qui tombe comme une évidence : comment ai-je pu rester tant de temps sans naviguer sur un vieux gréement ? Il va falloir y remédier. Et vite.

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