Des bulles plein la tête

Non, pas des bulles de Champagne. Mais des phylactères remplies d’onomatopées, de bons mots, de cris et de réflexions diverses et variées. Trois jours à Angoulême, pour le Festival International de la Bande Dessinée.  Des ruelles pavées, des personnages de BD sur les murs de la ville et des plaques avec le nom des rues en forme de bulles. Le festival comme emblème, la cité vit toute l’année au rythme du 9e art.

Voyage entre les stands, où les piles de livres inondent des tables souvent trop petites pour accueillir tous les ouvrages. D’un côté les badauds qui ouvrent un livre, le feuillètent puis le reposent pour attraper celui juste à côté. Ils papillonnent, au gré des envies et des couvertures qui attirent un œil plus ou moins averti. C’est selon. De l’autre côté, des auteurs sur leur chaise, qui regardent les passants. Certains ont les doigts noirs à force de dédicaces, d’autres attendent, les bras croisés. L’heure de gloire n’est pas encore arrivée. Pour quelques-uns, ça ne saurait tarder. En attendant, c’est parfois ingrat de regarder les autres signer à tour de bras.

Voyage dans un fauteuil. Ici Saïgon, là le bord de mer, là encore un monde imaginaire. De bulles en planches, de cases en bandes, trois jours de périple, au fil des pages. L’envie soudaine d’écrire, le constat affligeant de ne pas savoir dessiner. Et la lecture, immédiate, qui comble pour quelques jours mes envies d’évasion.

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